Déception, abandon... aux oubliettes !

Publié le par Caroline

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Avec un roman publié par les éditions Sonatine, spécialistes du thriller différent et intelligent, nous étions pourtant bien partis... La chute n'en a été que plus vertigineuse ! Ce polar judiciaire a pour moi été d'un ennui mortel. Les aventures de ce jeune avocat, frais diplômé d'une grande université américaine, qui se retrouve, pour avoir trempé dans une affaire de drogue à laquelle touchait sa petite amie - et collègue - au sein un grand cabinet new-yorkais, avocat commis d'office pour des petites frappes de Brooklyn après avoir été refusé par tous les cabinets, m'ont complètement laissé de marbre. Il se retrouve à défendre un Noir, accusé du meutre d'un étudiant juif et blanc... Nous sommes censés prendre le contre-pied des clichés, et montrer que rien n'est jamais tout noir ou tout blanc... on l'aura compris. La construction du roman, qui suit le procès, est très linéaire. Rien ne vient troubler le cours de ce récit, à part quelques rebondissements - d'ordre judiciaire, évidemment. A part se documenter sur le système américain, peu d'intérêt à ce roman lourd, assez mal écrit (ou mal traduit ? Les deux sûrement...) et finalement bourré de clichés politiquement corrects. Je n'ai toujours pas compris le Washington Post, qui l'a érigé au rang de "meilleur thriller de l'année"...! J'ai été jusqu'au bout, et... je le regrette, rien n'est jamais venu éveiller mon intérêt ce qui, au vu de ses 370 pages, s'est avéré légèrement gênant.
Ed. Sonatine, 2010

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Ordalie n'a pas non plus passé l'épreuve du feu... J'avais pourtant beaucoup aimé Les vies d'Emily Pearl de Cécile Ladjali, un roman sensible qui bouscule les codes du genre victorien. L'auteur cette fois romance les vies tumultueuses de deux poètes de langue allemande de l'après-guerre, Paul Ceylan et Ingebor Bachmann, en adoptant le spectre de Zak, narrateur follement épris de sa poétesse de cousine dont la vie jusqu'ici bien sage s'emballe le jour où elle s'éprend de cet artiste, profondément marqué par la Shoah. Tous deux connaîtront les affres de la création et de la recherche d'identité, ainsi qu'une histoire d'amour blessée au vif... La langue de l'auteur est belle, certes, mais tellement recherchée que tout cela frise souvent le ridicule: c'est trop, beaucoup trop. Comment croire encore au pouvoir des mots après l'horreur de la guerre ? Comment s'aimer encore, en vérité, comment ne pas tomber dans l'indifférence au monde ou le repli sur soi ? Les questions posées sont pourtant passionnantes, mais le traitement en est si touffu, que devant tant de questionnements et d'errances sur la force d'être soi, avec les autres... j'ai fini par abandonner, pas si lâchement.
Ed. Actes Sud, 2009

Publié dans Pas aimés !

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I
Ah j'avais adoré les vies d'Emily Pearl. Mais je n'ai pas lu d'autres romans d'elle. A priori, je vais éviter celui-là.
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C
<br /> <br /> Pareil pour les vies d'Emily Pearl, lu il y a longtemps mais dont je garde un souvenir vif. Celui-ci est vraiment très, trop, bref... je n'ai pas adhéré.<br /> <br /> <br /> <br />